Catastrophes naturelles - Madagascar un des pays les plus vulnérables au monde !
🚗✈️ Voandalana ami du voyageur 🧳🌺 - Magazine en ligne.
Voandalana Ami du Voyageur, namana mahatoky manampy eo amin’ny dia atao, fizahan-tany, vokatry ny tany, ary ny asa tanana
Voandalana Ami du Voyageur, compagnon fidèle au service du voyage, tourisme, des produits du terroir, et de l’artisanat
Voandalana Ami du Voyageur, a faithful companion serving travel, tourism, local products, and crafts
« Découvrez nos articles récents et Archives »
« OFFRES »
Crise alimentaire :
Madagascar face à une situation alarmante !
Actuellement, Madagascar se trouve en face d’une situation alarmante de crise alimentaire. Le Gouvernement de Madagascar, le Système des Nations Unies et la Communauté Humanitaire lancent un appel à l’assistance internationale pour appuyer la réponse humanitaire dans les districts affectés par la crise alimentaire et nutritionnelle dans le Grand sud et le Grand sud-est de Madagascar. D’après un communiqué conjoint du 29 janvier de cette année :
« Une nouvelle crise humanitaire a fait surface en 2025 dans le Grand sud et le Grand sud est et s’intensifiera au cours du premier semestre 2026 avec le pic de la période de soudure alimentaire qui s’étend de février à avril. Depuis fin 2024, le Grand sud du pays et une partie du Grand Sud-est sont particulièrement affectés par des chocs naturels multiples, à savoir une sécheresse prolongée au début de la campagne agricole de 2025, des cyclones et inondations de janvier à mars 2025 et des attaques acridiennes, ayant conduit à l’apparition d’une nouvelle situation d’urgence. »
Par ailleurs, « 98% des personnes classées en phase de crise, soit 1,5 millions de personnes se concentrent dans le Grand-sud et Grand sud-est, dont 70.000 personnes se trouvent dans une situation de crise aigüe, selon les résultats de l’analyse « Cadre intégré de l’Insécurité Alimentaire ou IPC » conduite en juillet 2025 et confirmée par celui de décembre 2025, un outil d’analyse utilisé à Madagascar depuis 2016. Cette situation devrait se dégrader à partir de février 2026. Pour le Grand sud-est en particulier, 70.000 personnes additionnelles basculeront dans une situation d’urgence entre février et avril, soit 27% de plus que prévu en juillet 2025. »
Février à Avril
La situation nutritionnelle reste préoccupante pour les 18 districts sur 23 en phase de crise et 02 autres en phase d’urgence de février à avril 2026, Malgré une stabilisation des admissions des cas d’enfant souffrant de Malnutrition Aigüe Sévère (MAS) au dernier trimestre 2025, 270,000 enfants souffrant de malnutrition aigüe auront besoin de traitement urgent jusqu’en avril. Plus de 50 % des admissions MAS enregistrées à Madagascar en 2025 se concentrent dans le Grand Sud. Dans la région Sud-Est, le district d’Ikongo connait une augmentation inquiétante de 150% des admissions MAS ces derniers mois, potentiellement aggravée par la forte prévalence de malaria.
Au-delà de la seule dimension alimentaire et nutritionnelle, la situation actuelle s’inscrit dans un contexte multirisque et de dérèglement climatique qui impacte Madagascar de manière disproportionnée. L’enchaînement et la superposition des aléas extrêmes (sécheresse, pluies intenses, crues rapides et inondations, vents cycloniques, dégradations d’infrastructures, épidémies, attaque acridienne) produisent des effets en cascade et d’une intensité accrue: isolement temporaire de communes, ruptures d’approvisionnement, hausse des coûts logistiques, et interruption des services sociaux de base au moment même où les besoins augmentent.
Planification et GAP
Une nouvelle planification humanitaire a été activée, sous le lead du Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC), à travers un plan humanitaire national conjointement élaboré par le BNGRC et l’Equipe Humanitaire Pays (HCT) pour une réponse anticipatoire et d’urgence jusqu’en avril 2026. Suite à la contraction de l’aide au niveau mondial et aux multiples crises qui caractérisent le contexte global, les ressources sont largement insuffisantes pour mettre en œuvre ce plan humanitaire. Une conséquence directe de ce manque de financement est la fermeture progressive des bureaux d’acteurs humanitaires dans les deux zones concernées par l’urgence.
Après plusieurs mois de mise en œuvre de la réponse, un gap de financement substantiel de 80,8 millions USD reste à couvrir. Les besoins urgents non-couverts se concentrent essentiellement sur la période de pic de soudure alimentaire allant de février à avril 2026 et durant laquelle la quasi-totalité des districts devraient basculer en phase « Urgence », alors que les ressources financières disponibles s’épuisent.
Lourds impacts
Le pays a déjà connu plusieurs fois le Kéré, mais celui de 2015 à 2017 avait montré que le coût de l’inaction à cause de l’absence totale de systèmes d’alerte à l’époque avait nécessité trois années de réponses avec un coût total de près de 150 millions USD.
Ami Ral